top of page

Finance Climat : le secteur privé est invité à plus d'engagements concrets en Afrique



Des experts ont de nouveau invité le secteur privé, notamment celui de la finance, à s’impliquer davantage dans la mobilisation des ressources au financement de l’adaptation aux changements climatiques en Afrique.



Des experts en finance climat, dans le cadre d’un séminaire en ligne organisé par la Banque africaine de développement (BAD) et ses partenaires, ont de nouveau invité le secteur privé actif en Afrique, à investir dans l'adaptation aux changements climatiques dans la région. En effet, les ressources attendues à cet effet jusqu'en 2030 s'élèvent à 52,7 milliards $ par an. Pourtant, seulement 11 milliards $ ont été mobilisés en 2020, selon un rapport du Centre mondial pour l'adaptation (GCA), dont 97% provenant du secteur public.


Certaines banques cotées en bourse du continent, comme Investec Bank en Afrique du Sud, la Kenya Commercial Bank et la Commercial International Bank en Égypte, ont pris des engagements en matière d'environnement, de responsabilité sociale et de gouvernance (ESG). Mais plus généralement, les institutions financières africaines ont du mal à s'engager sur ce segment.


Il existe pourtant, à ce propos, un guide global et complet qui leur est destiné et qui a été formulé par les Nations unies. Aussi des banques centrales africaines, dont celles du Nigeria, de la Tunisie, d’Egypte, du Maroc, de l’ile Maurice, ou encore du Kenya ont pris des engagements clairs visant à favoriser la participation des banques commerciales au processus.


Mais il reste encore beaucoup à faire pour encourager une plus grande implication des banques privées. Cela peut s'expliquer par les incertitudes persistantes concernant les risques et la rentabilité des investissements en matière d'adaptation aux changements climatiques, particulièrement en Afrique où les revenus des populations demeurent assez modestes, en comparaison avec leurs besoins et pouvoir d’achat. De la ressource existe cependant sur le marché international.


Le rapport de Force for Good de 2022 a révélé que le secteur privé international a contribué à hauteur de 2 500 milliards $ pour le financement des objectifs de développement durable à la fin de 2021. La plateforme d'informations financières Morningstar a également signalé le lancement de 250 fonds d'investissement durable en moyenne, chaque trimestre, entre septembre 2020 et juin 2022.



Une plus grande réussite des initiatives publiques constituerait aussi un encouragement certain. Mais ces dernières tardent également à apporter les financements attendus, comme en témoigne le fait que sur un total d'environ 6,5 milliards $ de financements approuvés par divers fonds pour l'Afrique subsaharienne, seulement 839 millions $ ont été approuvés pour des projets dans la région, selon l'ONG Heinrich Böll Stiftung.

0 vue0 commentaire
bottom of page