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Le Kenya expédiera 700 000 têtes de bovins vers l’Indonésie à partir d’août prochain



Au Kenya, le secteur de l’élevage fournit près de la moitié du PIB agricole et contribue à hauteur de 10 % au PIB national. Dans le secteur, la filière bovine est la plus dynamique.



Au Kenya, l’exécutif vient de conclure un accord pour commencer à expédier 700 000 têtes de bovins par an vers l’Indonésie. C’est ce qu’a révélé Moses Kuria ministre du Commerce le 9 mai à la suite d’une rencontre avec le directeur général de l’élevage et de la santé animale dans le pays asiatique l’ingénieur Nasrullah.


« Nous avons convenu d’accélérer les protocoles d’approbation qui permettront la première expédition de 20 000 troupeaux d’ici août 2023 », souligne M. Kuria. Si l’initiative vise notamment à renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays, elle devrait aussi permettre au Kenya de tirer parti d’une demande croissante de bétail sur le marché indonésien.


D’après les données compilées sur la plateforme trademap, l’Indonésie est le 4ème importateur de bovins derrière les USA, l’Italie et la Chine comptant pour environ 5,2 % des achats effectués sur le marché mondial. En 2021 le pays d’Asie a importé pour plus de 533 millions $ de bovins vivants exclusivement en provenance d’Australie.


De son côté, le Kenya dispose du cinquième plus grand cheptel bovin d’Afrique derrière l’Éthiopie, le Tchad, le Soudan et la Tanzanie avec un effectif qui tournait autour de 21,7 millions de têtes en 2020. Il faut toutefois rappeler que la sécheresse qui persiste dans le pays depuis 5 saisons n’est pas sans conséquence sur les éleveurs locaux.


Selon les données officielles, ce phénomène est à l’origine de plus de 15 % des cas de mortalité enregistrés jusque-là au sein du cheptel national. En réponse à cette situation, l’exécutif prévoit d’ailleurs de lancer un programme d’assurance pour le bétail au profit des éleveurs pour un coût de 140 millions $ avec l’appui de la Banque mondiale.



Au Kenya, l’élevage de bovins est principalement réalisé dans les zones arides et semi-arides (ASAL), où vivent environ 36 % de la population.

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